Carnet de route
4 bourcats ou assimilés récidivent dans le Dévoluy - Saint Disdier
Le 28/03/2015 par Christian Lambert
Le CAFPDO reprend un petit coup de « Dévoluy »
Après la tête de lapras le 6 Mars (cf récit précédent), le cafpdo repart dans le dévoluy avec un programme un peu plus étoffé. La tête du vallon pierra pour le samedi, pour le dimanche, la météo météo peu engageante nous amène à retarder notre choix.
Nous serons 4 pour partager l’aventure. Le départ est fixé à 6 heures du matin au parking du Vénéon. A suivre 1h30 de voiture pour arriver sur site.
Du soleil mais la neige n’est pas tout à fait au rendez-vous
du point de départ. Quelques hésitations pour choisir le meilleur point de
départ entre Lachaud et Maubourg. Nous optons finalement pour Maubourg.
Ciel bleu intense, une petite marche ski sur sac nous met
dans le bain. Après une dizaine de minutes, la neige se présente de manière
continue. Nous passons aux choses sérieuses et chaussons nos skis. Nous
cheminons dans une forêt clairsemée pour arriver au pied de roche courbe juste
sur le point de s’engager dans le vallon du charnier.
Est-ce le skieur qui s’est engagé dans le vallonet ou une
envie soudaine de faire un bonus avant l’objectif, toujours est-il que sylvette
propose une variante qui lui paraît jouable.
Passer par la tête de plate longue, basculer de l’autre côté
jusqu’à la cabane du fleyrard puis remonter par le col du charnier et finir par
la tête du vallon pierra. Michel adopte le plan de Sylvette. Devant ce putsch,
les organisateurs (trices) n’ont plus qu’à s’incliner…..
La montée vers le vallon de plate longue se déroule bien,
bien que le vent qui souffle en bourrasque a tendance à nous déséquilibrer. A
100 mètres en dessous d’un col, il faut mettre les skis sur le sac et finir à
pied. Sylvette et Michel chaussent leur crampons tandis que Christian et
Dominique qui ont laissé leur crampons dans la voiture se débrouillent sans.
Franchissement d’une petite corniche puis cheminement sur l’arête qui est plate
et longue pour arriver au sommet de la tête de plate longue. Les crampons
seraient bien utiles……
Mauvais plan, le basculement de l’autre côté se révèle impossible
à partir de la tête de plate longue, au niveau du col le départ semble jouable
mais sur une rupture de pente, aucune visibilité sur la suite barre ou pas
barre ???
La sagesse nous recommande de repartir d’où nous venons.
Nous redescendons donc l’arête plate et longue avec quelques appréhensions pour
les non porteurs de crampons mais nous trouvons un peu de neige tendre qui
suffit à bien assurer nos pas.
On chausse pour une jolie descente sur une neige agréable jusqu’au point du détournement d’itinéraire. Midi approche et Sylvette a faim.
On se restaure donc avant d’attaquer le vallon du charnier,
le col du charnier puis la montée vers la tête de vallon pierra.
Entre temps, le soleil s’est voilé. Nous atteignons le col
du charnier ou nous pouvons constater que cela ne passait pas. La montée vers
la tête de vallon pierra est une longue face de 400 mètres qui commence à peser
dans les jambes. Au sommet, vent et petite averse de neige nous attendent. La
descente se fait dans une bonne neige. Nous retrouvons enfin la voiture et nous
dirigeons vers le gite de Saint Disdier ou nous avons le réconfort d’une bonne
bière…..
Le gite est confortable, agréable et nous y dînons bien.
Nous vous le recommendons.
Lever à 6h30 malgré le changement d’heure. Nous sommes à
pied d’œuvre pour le pic de bure. Nous partons ski au pied sous un ciel bouché
du côté du pic de bure mais bien dégagé sur la plus part des massifs alentour.
Nous persistons dans notre choix malgré tout.
Notre ténacité est bien vite récompensée car le ciel se
dégage et le soleil et le bleu azur du ciel font leur apparition. Le paysage et
l’itinéraire sont de toute beauté. Le premier passage délicat au-dessus de
barres se passe aisément car la neige accroche bien. Nous entrons dans la combe
ratin que nous remontons avec l’apparition d’un vent de plus en plus violent au
fur à mesure de notre progression. Dans le dernier mur qui mène au plateau de
bure, le vent rend difficile la progression car il souffle en bourrasque. A
l’arrivée sur le plateau , nous découvrons les grandes oreilles des antennes
qui rendent ce paysage un peu angoissant.
Le pic de bure apparaît au loin nous avons l’impression
d’être au pôle nord et il va nous falloir nous armer de courage pour parcourir
ce long chemin avec ce vent de travers qui rend le cheminement pénible. Nous
mettons tout ce que nous avons de plus chaud et partons en direction du pic de
bure. Cela se fait au pas de charge. Arrivée au pic, petits regards rapides sur
le paysage quelques photos et redescente vers les grandes oreilles sans même
dépeauter. Le vent nous freine et de toute manière, il nous faudrait repeauter
auprès des grandes oreilles car il y a 500 mètres de plat qu’il va falloir
franchir. Nous arrivons près des grandes oreilles vers midi. Sylvette se
manifeste, elle a faim.
Nous nous arrêtons à l’abri des bâtiments qui abritent les
personnels qui gèrent les radiotélescopes.
Après un repas et un repos mérité, nous commençons notre
descente au départ dans une neige plus difficile et une pente raide. Le passage
au-dessus des barres est bien géré, nous nous retrouvons sur des neiges lourdes
qui deviennent plus dures dans la forêt. Arrivée à la voiture nous restons
quelque temps à contempler le pic de bure que nous voyons et aussi nous
repasser le film de cette belle journée.
Nous reprenons la voiture, faisons un arrêt au même endroit
que le 6 mars pour prendre un pot tous ensemble.
Nous repartons sous un ciel très menaçant et finissons à
Bourg d’Oisans sous la pluie.
Le petit coup de « Dévoluy », il a un petit goût
de revenez-y. Pour l’année prochaine, il faudra s’en souvenir.







